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Les dossiers

"Nous avons deux ans pour réussir" Philippe Langenieux-Villard, Maire d'Allevard

Interview dans l'Allevardin n° 136

 

Beaucoup croyaient les promesses de la dernière campagne irréalistes. Certains ont même affirmé que le maire mentait sur la réalité de l’engagement de la communauté de communes sur ses projets. Depuis deux ans, la majorité a travaillé dur sur tous les dossiers compliqués : la renégociation des emprunts toxiques, le sauvetage de l’établissement thermal, la pérennité du site du Collet, la réalisation du téléporté, le renouveau du site du lac du Flumet, la construction du gymnase du collège, le déménagement du lycée professionnel, le nouveau musée. Et si, maintenant, Allevard reprenait confiance en elle ? C’est le pari décisif du Maire.

 

L’Allevardin : Une avalanche de bonnes  nouvelles, des décisions historiques : Quel a été votre recette pour obtenir tant de décisions positives pour Allevard ?

 Philippe Langénieux-Villard : Rien n’est possible seul. L’équipe que les Allevardins ont choisie voilà deux ans remplit totalement mes espérances. Elle est motivée, rajeunie, ambitieuse et sérieuse. Chaque élu fait son travail, et même un peu plus. Merci à chacun d’eux, vraiment. Les évolutions institutionnelles nous conduisent par ailleurs à nous engager pleinement dans la communauté de communes. 47 communes, c’est considérable. Il faut comprendre les problèmes de chacune d’elles et, en retour, leur expliquer nos projets et nos difficultés. La franchise, le respect, l’engagement : Avec Martine Kohly qui est aussi conseillère communautaire, nous nous comportons en appliquant ces trois principes.

 

L’Allevardin : La plus grande surprise, bien sûr, c’est l’accord de la communauté de communes pour la réalisation du téléporté !

Philippe Langénieux-Villard : C’est une surprise pour qui ? Pour ceux qui ne veulent pas se battre ? Pour ceux qui doutent de l’esprit de responsabilité des 47 conseils municipaux de la vallée ? Pour ma part, je n’ai jamais douté que je parviendrais à convaincre. Tout simplement parce que cet investissement, porté par la communauté, va offrir de la richesse et du développement à l’ensemble du pays d’Allevard et même au-delà. On estime les retombées annuelles à 7 millions d’euros.  Ce qui m’a ému, c’est qu’une si forte majorité nous accompagne. C’est une preuve de solidarité qu’Allevard ne devra pas oublier lorsque d’autres communes seront confrontées à des difficultés équivalentes aux nôtres. J’ai rappelé d’ailleurs au maire de Crolles (très hésitant) qu’Allevard avait été dans les premières communes à adhérer au syndicat pour la construction de ST Microélectronic. A l’époque, j’ai le souvenir que l’opposition d’Allevard disait que je prenais un risque inconsidéré… Vous connaissez cette phrase : Si je descends, je meurs. Si je monte, je meurs. Alors, pourquoi descendre et renoncer ?

 

L’Allevardin : Quand le téléporté sera-t-il construit ?

Philippe Langénieux-Villard : N’allez pas si vite ! Maintenant que la décision politique est prise, il faut que l’engagement économique s’exprime. Le téléporté n’a aucun sens si Allevard ne se rénove pas, si au Collet comme dans la ville, les propriétaires attendent tranquillement sans rien faire. J’ai demandé à la communauté de communes de mettre des conditions à son engagement. D’ici la fin 2016, je dois lui démontrer que des propriétaires d’hôtels, de résidences et de commerces, d’immeubles ou d’appartements, veulent vraiment accompagner le renouveau de la ville. S’il n’y a pas cette mobilisation, il ne faut pas construire le téléporté. C’est de l’argent public. C’est beaucoup d’argent. Il faut que nous démontrions notre volonté d’accompagner l’investissement par les efforts de tous ! Je souhaite d’ailleurs que cette mobilisation s’étende à tout le pays d’Allevard. Mes collègues des communes voisines y sont à juste titre très attentifs. En 2016, j’espère que nous pourrons choisir l’opérateur du téléporté et réaliser l’étude environnementale. A la fin de l’année, je présenterai à la communauté l’ensemble des engagements privés qui accompagneront l’investissement public : nouveaux commerces, nouveaux logements, nouvelles résidences de tourisme, campings et campings cars, aménagements urbains, rénovation de façades… En matière commerciale, par exemple, il faudra s’interroger aussi sur les horaires et les jours d’ouverture. A quoi servirait le téléporté le lundi, si tout Allevard est fermé ? Si nous convainquons, l’année 2017 permettra les premières mises en œuvre du plan. Avec les démarches administratives et juridiques, nous pouvons espérer alors l’installation du téléporté en 2018. Franchement, c’est demain, après tant d’années d’attente !

 

L’Allevardin : Vous confirmez que ce projet ne sera pas financé par la commune ?

Philippe Langénieux-Villard : Oui. Mais en revanche, il va falloir encourager et accompagner les investissements privés. Allevard ne pourra pas attendre tranquillement que les choses se fassent sous ses yeux et sans son implication. Il n’y a rien de magique dans tout cela. Ou bien il y a une attente et une volonté locales, et alors, nous allons gagner la prochaine étape. Ou bien, chacun se dit qu’il faut attendre pour voir et alors, nous ne verrons rien du tout !

 

L’Allevardin : La commune vient aussi de trouver un repreneur  pour le thermal. L’opposition dit qu’il s’agit là de la preuve de votre échec. Que lui répondez-vous ?

Philippe Langénieux-Villard : En 1997, quand nous avons repris le thermal, l’opposition disait que c’était une folie. 19 ans plus tard, lorsque nous trouvons un acquéreur solide pour impulser la dynamique d’un investisseur privé, on nous dit que c’est un échec… C’est à n’y rien comprendre. En vérité, l’opposition ne veut prendre aucune responsabilité. Je suis sidéré par le manque de courage de donneurs de leçons qui n’ont jamais assumé le moindre risque. Heureusement, Louis Rousset, lui aussi dans l’opposition, a vu l’intérêt de notre démarche et l’a votée ! Nous avons sauvé l’emploi et l’activité d’Allevard pendant 19 années et ce serait un échec ? Comprendra qui voudra… Ce que je sais, c’est que l’offre du repreneur est inespérée. Elle émane d’un groupe solide, convaincu, engagé dans le thermalisme. Si nous avions tout raté, il n’y aurait même pas eu d’offre. On aurait tout liquidé…

 

L’Allevardin : Quels sont les atouts de cette solution ?

Philippe Langénieux-Villard : La commune a été dans l’obligation de reprendre les thermes en 1997, puisque leur fermeture était programmée.  Ce n’était ni la volonté ni la vocation de la mairie, mais c’était son devoir. Elle a fait tout ce qu’elle a pu (travaux, forage, vente des biens qui pénalisaient l’équilibre de la société, avances financières dans les moments difficiles), pour garantir la pérennité d’une activité sans laquelle Allevard n’aurait plus été une commune touristique. Il aurait été déraisonnable de poursuivre plus longtemps une gestion para-communale, même si nous aurions pu choisir cette solution. L’offre d’une entreprise privée, professionnelle sérieuse, dynamique méritait la préférence à une solution publique sans véritables moyens. La commune d’Allevard reste propriétaire de son forage et de sa source, qui étaient privées avant 1997. L’ensemble du personnel est garanti dans son emploi.  Les dettes de la société seront payées. Il n’y a aucune interruption d’activité, et même, je le sens, une forme d’enthousiasme à repartir avec des perspectives nouvelles.

 

L’Allevardin : Donc le thermal n’est plus un souci !

Philippe Langénieux-Villard : Comme vous y allez ! J’entends bien soutenir l’entreprise et ses projets. Au conseil régional, un plan thermal va être élaboré d’ici l’été. Une réflexion sur l’aide à la modernisation des établissements est engagée. Seules 10 stations seront retenues. A nous d’être convaincants. Il est possible aussi qu’un soutien aux projets d’urbanisme soit initié. Par ailleurs, le renouveau de la ville, le téléporté, sont naturellement des atouts supplémentaires pour l’activité thermale. J’ai un profond respect pour l’activité privée, la conscience que c’est elle qui génère la richesse, l’idée qu’une collectivité doit en être le partenaire solide. La société thermale aura je l’espère une ambition hôtelière. Ce serait formidable. Elle sera accompagnée dans ses ambitions, dans ses projets et dans ses éventuelles difficultés, sans avoir jamais à craindre de franchir la porte de la mairie.

 

L’Allevardin : Vous voulez réellement créer 500 à 600 nouveaux lits touristiques ?

Philippe Langénieux-Villard : Notre projet doit porter sur 1 500 à 2 000 lits. 500 à 600 lits nouveaux, et un soutien à la rénovation et l’amélioration de 1000 à 1 500 lits existants. Regardez les contraintes de nos centres de vacances au Collet. Si nous ne les aidons pas, si le téléporté n’existe pas, croyez-vous que les collectivités qui les gèrent pourront les rénover ?

Dans Allevard même, plusieurs anciens hôtels fermés doivent trouver une nouvelle vie. Les hôtels existants – on pourrait les appeler d’ailleurs les « hôtels résistants » tant ils se sont battus pour survivre – doivent aussi être aidés, comme les hébergeurs et les campings. Il faut aussi s’adapter au marché des camping-cars. Bref, j’en appelle à la mobilisation générale. En mairie, une cellule spécifique vient d’être créée pour se rendre disponible à chaque demande de propriétaire, chaque projet. Nous n’avons que huit mois pour démontrer notre volonté de développement.

 

L’Allevardin : Et le musée ? Vous y croyez encore ?

Philippe Langénieux-Villard : C’est quoi, une ville thermale et touristique sans culture ? Le musée y contribue pour une part. Bien sûr, il y a tout le reste : les chorales, l’harmonie, les démonstrations de « pas Vu Pas Pris », les nombreuses initiatives des associations cultuelles, la programmation théâtrale de la Pléiade soutenue par le Casino d’Allevard, les expositions de peinture, les artistes qui s’installent dans nos rues de façon permanente ou éphémère. Et puis, il y a le musée. Dès cette année, les travaux vont être entrepris dans l’ancien casino. La communauté de communes a voté 490 000 € pour les travaux dès 2016. Nous pouvons espérer un déménagement fin 2017. Comme le musée de Pinsot, le nôtre devient communautaire, c’est-à-dire, proposé au rayonnement de l’ensemble des 47 communes.

 

L’Allevardin : Vous aviez aussi parlé du lac du Flumet pendant la campagne électorale…

Philippe Langénieux-Villard : EDF est un partenaire formidable qui a compris l’avenir touristique de notre territoire et entend y participer. Avec Crêts en Belledonne, nous avons tenu plusieurs réunions de travail. Le désenvasement du lac est un objectif. C’est complexe : Il ne devrait intervenir qu’en 2020 au mieux. Mais l’aménagement des abords peut précéder cette échéance. Nous avons établi des plans d’aménagement qui semblent convenir. Nous discutons maintenant des modalités. A la fin de l’année 2016, je pense que nous serons tombés d’accord sur les équipements, leur coût et leur financement.  Des premiers travaux pourraient, je l’espère, s’engager dès 2017.

 

L’Allevardin : Peut-on dire, compte tenu de toutes ces décisions favorables, qu’Allevard s’éloigne des années difficiles qu’elle a vécues ?

Philippe Langénieux-Villard : Sans doute. Mais au-delà des grands enjeux, je suis préoccupé par la permanence des incivilités, qui gâchent la vie quotidienne de nombreux habitants. Le non-respect de la tranquillité nocturne est un fléau. Les règles de stationnement sont bafouées avec un mépris surprenant…   Nous devons être également sensibles à nos services publics. Quand je vois que l’Etat envisage de supprimer le poste de psychologue scolaire dans nos écoles, alors que notre territoire est très fragile socialement, je pense qu’il faut réagir avec force. Alors que le département nous aide comme jamais (nouveau gymnase, nouveau centre routier, espace « départemental à caractère social), l’Etat déserte comme toujours… Nous payons sans cesse davantage d’impôts pour recevoir sans cesse moins d’Etat ! Il va falloir que cela change.

 

L’Allevardin : à propos de fiscalité… A quoi peuvent s’attendre les Allevardins ?

Philippe Langenieux-Villard : Pour la neuvième  année consécutive, nous n’augmenterons pas les taux de la fiscalité locale. Nous avons en parallèle enregistré de très grosses économies de gestion courante. Le résultat de l’année 2015 se traduit dans le budget par un solde positif de près de 400 000 euros. En outre, nous sommes sortis du danger des emprunts toxiques en 2016. Donc, si nous sommes prudents, nous allons pouvoir assumer sans problème les projets des années futures.

 

 

Baisses des dotations de l'Etat, cela veut dit quoi pour Allevard ?

 

Enfance/jeunesse : les services à votre service

 

Cantine, garderie, accueil de loisirs, étude surveillée, ATSEM en maternelle, séjour d’été, Temps Aménagements Périscolaire (TAP), écoles de musique, des arts, du sport, relais assistantes maternelles, crèche halte-garderie, bibliothèque, cinéma : ces services, pour une grande partie dédiés à l’enfance et à la jeunesse, permettent aux parents de conjuguer vie active et familiale, et aux plus jeunes un accès au sport, à l’art, à la lecture, à l’aide aux devoirs, à des vacances estivales, à l’apprentissage de la musique, ou encore à l’actualité cinématographique.

 

 

Si l’on comptabilise les services en direction de l’enfance et la jeunesse, (hors cinéma et bibliothèque), associés aux coûts des écoles maternelles et élémentaires, Allevard dépense chaque année près de 570 000 €. Si ces prestations sont souvent payantes pour les utilisateurs, ce n’est qu’une partie du coût auquel ils participent, la commune prenant à sa charge le reste.

 

Toutes les communes ne sont pas égales en matière de services publics, car si la dépense pour les écoles maternelles et élémentaires revient obligatoirement aux communes (sauf ATSEM), chacune est libre de faire ses choix en matière de service à la population. À Allevard, ils sont nombreux, un choix de qualité de vie, d’accès à la culture et aux loisirs pour tous.

 

Les services scolaires, péri-scolaires

 

En cette rentrée de septembre, 1 197 élèves ont intégré un établissement scolaire à Allevard : 497 au collège, 166 au lycée du Bréda, 131 à l’école Saint-Hugues, 255 à l’école primaire, 138 à l’école maternelle.

L’enseignement public du 1er degré relève de la compétence de la commune. Les locaux- lui appartenant, elle assure financièrement la construction, les répa-ra-tions, l’équipement, l’entretien et le fonctionnement. Seuls les salaires des enseignants sont à la charge de l’État.

Quel coût pour la commune ?

> En primaire : 407,70 € par an et par enfant soit 111 303 € pour l’ensemble des élèves (2013).

> En maternelle : 1 372,99 € par an et par enfant soit 192 218 € pour l’ensemble des élèves (2013).

Le coût est beaucoup plus important pour les maternelles, la commune ayant jusqu’à présent assisté les enseignants d’un personnel communal ATSEM (Agent Spécialisé des Écoles Maternelles) dans chaque classe, ce qui représente un coût salarial

de 151 547 €.

 

Pour un parent qui travaille ou qui n’a pas la disponibilité d’assurer les temps péri-scolaire, de nombreux services sont à leur disposition :

 

> La restauration scolaire

 

260 repas par jour sont servis au restaurant scolaire pour les maternelles et primaires, auxquels est associée l’école Saint-Hugues-. Ce service communal est assuré par 10 agents.

Coût pour la commune (2013): 126 000 €.

Les tarifs sont votés par le conseil municipal. D’une commune à l’autre, ils varient : tarifs famille nombreuse, au nombre d’enfants fréquentant la cantine, au quotient familial (dont les barèmes sont différents d’une commune à l’autre).

 

> Garderie périscolaire, accueil de loisirs, étude surveillée,
séjours, TAP, accueil jeunes

 

Pouvoir faire garder ses enfants avant ou après l’école, les mercredis, durant les vacances scolaires, est essentiel pour les parents qui travaillent. Ce n’est pas une obligation pour la commune, mais ce service a été développé dans le souci de permettre aux familles de conjuguer vie professionnelle et vie familiale.

 

>La commune organise une garderie périscolaire  le   matin  et  en fin d’après-midi.

 

> Les mercredis et durant les vacances scolaires, l’accueil de loisirs assure des acti-vi-tés pour les enfants.

 

> Après l’école, une étude surveillée permet aux enfants de faire leurs devoirs avec l’aide d’un adulte.

 

> Les nouveaux Temps d’Aménagement Périscolaire (TAP) ont été mis en place en cette rentrée 2014. Les TAP sont encadrés par 9 agents en primaire et 6 agents en maternelle (ATSEM + BAFA). Ils sont financés par une aide forfaitaire de l’État : 50 e par enfant scolarisé en primaire et en maternelle, une aide de la CAF (0,80 e/heure par enfant), les familles à hauteur de
20 % du coût, le reste étant pris en charge par la commune. Un bilan financier global s’effectuera en fin d’année scolaire et permettra de chiffrer le coût réel de cette réforme.

 

> Allevard est l’une des dernières communes- du Grésivaudan à proposer aux jeunes un séjour estival. Chaque été,
30 jeunes âgés de 11 à 17 ans
, partent grâce au séjour organisé par le service jeunesse. Au programme : des activités encadrées par des intervenants diplômés. Possibilité- d’occuper les enfants durant les vacances- pour les parents qui travaillent- et de permettre à des jeunes qui n’ont pas la chance ou l’opportunité de partir avec leur famille, durant les vacances- esti-vales. Ce service bénéficie de tarifs au quotient familial.

 

Tous ces services sont coordonnés par le Service jeunesse qui accueille également le public jeune et adulte dans ses locaux pour un accès à des ordinateurs, à internet, à des informations relatives aux jeunes. Ce service assure également une formation
d’accès à internet
   pour les personnes qui ne sont pas familiarisées avec le web.

 

Toutes ces prestations sont financées, pour partie, par les familles utilisatrices, la Caisse d’Allocations familiales de l’Isère et la commune d’Allevard à hauteur d’un tiers chacun.

Coût pour la commune (2014) : 42 000  €.

 

Les services à la petite enfance

 

> Le Relais Assistantes
    Maternelles

 

Créé en 2002, le Relais Assistantes Maternelles (RAM) est un lieu destiné à valoriser et accompagner l’accueil du jeune enfant au domicile des assistantes maternelles qui reçoivent un soutien et un accompagnement dans leur pratique.

Ce lieu leur donne la possibilité de se rencontrer et d’échanger, de participer à des ateliers éducatifs communs. Les parents et les futurs parents peuvent y recevoir gratuitement des conseils et des informations. Le RAM du Pays d’Allevard concerne quatre communes- : Allevard, Saint-Pierre-d’Allevard-, La Chapelle du Bard, Môretel de Mailles. En 2013, 28 assistantes maternelles et
85 enfants
.

Coût pour la commune(2013) : 12 251

Toutes ces prestations sont financées, pour partie, par les familles utilisatrices, la Caisse d’Allocations familiales de l’Isère et la commune d’Allevard à hauteur d’un tiers chacun.

Coût pour la commune (2014) : 42 000  €.

 

> Le multi-accueil “Les Petits
  Loups”

 

Le multi-accueil “Les Petits Loups” accueille- les enfants de 10 semaines à 6 ans, pour une garde régulière ou occasionnelle.
8 agents sont au service de 24 enfants.

Coût pour la commune (2013) : 36 000 €.

Ce lieu deviendra au 1er janvier 2015 un service de la communauté de communes du Grésivaudan, ce qui ne veut pas dire qu’il n’aura plus de coût pour Allevard. Son coût de fonctionnement viendra en déduction de la dotation de la communauté de communes.

 

Les écoles municipales

 

> L’école municipale de musique

 

Sur les 47 communes du Grésivaudan,
14 villes
bénéficient d’une école de musique-. Certaines communes participent au fonctionnement des écoles des communes- voisines ce qui permet à leurs habitants de bénéficier d’un tarif préférentiel. Rares sont encore les écoles municipales.
Allevard est l’une des communes faisant l’effort le plus important pour faciliter l’accès- à l’instruction musicale, notamment aux revenus modestes. En moyenne, un
élève fréquentant l’école de musique, coûte 985 € par an à la commune. En 2013, 169 élèves en 2013 étaient accompagnés par 10 enseignants.

Coût pour la commune (2013) : 166 588,14 €.

 

> L’école municipale des arts

 

Depuis plusieurs années, la commune a créé une école des arts. Cette initiative unique dans le Grésivaudan s’adresse à tous les âges. L’inscription des enfants ou adolescents est toujours très importante. Six professeurs se partagent 150 élèves pour l’enseignement de la peinture, la poterie, la sculpture sur bois, la création artistique sous ses différentes formes. Là encore, un effort important au niveau des tarifs est fait en faveur des Allevardins afin de permettre l’accès à tous.

Coût pour la commune (2013) : 38 000

 

> L’école municipale des sports

 

La Municipalité d’Allevard met à disposition des écoles primaires un éducateur sportif qualifié pour l’organisation et l’enseignement des séances d’éducation physique et sportive, ainsi que pour l’association sportive de l’école (USEP).

En dehors du temps d’école et durant les vacances scolaires, l’école municipale des sports a pour vocation de proposer des activités sportives multiples aux enfants afin de les aider au développement de leur motricité et de leur sociabilité. Un accès au plus grand nombre est aussi privilégié afin de permettre à tous les enfants la pratique sportive.

Coût pour la commune (2013) : 10 000 

 

 

 

 

 

 

 

Les conseils de quartier, une gouvernance modernisée

 

Télécharger la fiche d'inscription aux conseils de quartier

Télécharger le plan des huit conseils de quartier d'Allevard

 

 

La mise en place de conseils de quartiers est l’un des engagements de campagne de la nouvelle équipe municipale.

 

Au nombre de huit, les conseils de quartiers couvriront géographiquement toute la ville et permettront d’associer les habitants aux décisions qui les concernent (travaux, aménagements, problèmes divers...).

Composé de trois membres du conseil municipal et de toutes les personnes désireuses de s’inscrire, chaque conseil de quartier sera représenté par un Allevardin qui sera chargé de récolter les réflexions et les propositions émises. Celles-ci feront l’objet d’une présentation et d’un débat en conseil municipal, de manière trimestrielle.

Votre fiche d’inscription peut être déposée avant le 15 septembre 2014 :
- à l’accueil de la mairie
- par mail : contact@allevard.fr
- par courrier :
  Mairie, Place de Verdun
  38580 Allevard-les-Bains

Saison thermale 2014

La saison 2014  a démarré le 7 avril avec les cures de rhumatologie. C'est une saison qui s'annonce très prometteuse, avec 120 entrées Vitalithermes à la soirée inaugurale, + 30 %de réservation en fibromialgie, + 6 % en ORL, un espace sport et santé qui comptabilise plus de 100 abonnés en trois mois.

Les Thermes d’Allevard (petit rappel)

Situés en vallée de Belledonne à 475 m d’altitude, la qualité de l’air,  de l’eau particulièrement soufrée, des soins et de l’accueil font des Thermes d’Allevard une station très conviviale. 2 pôles Orl et Rhumatologie s’articulent autour d’un grand parc.
La philosophie des Thermes d’Allevard est d’associer différents types d’approches complémentaires aux soins classiques en faisant appel à des intervenants spécialisés dans des pathologies telles que la fibromyalgie, les douleurs et bronchites chroniques, le stress …
En complément des soins thermaux sont proposés : cohérence cardiaque, nutrithérapie, bol d’air jacquier, sauna japonais, sophrologie, luminothérapie, musicothérapie, Idogo, selon les pathologies …

Nouveau ! La cure BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive)
En complément d’une cure traditionnelle de voies respiratoires et rhumatologie (3 semaines) propose un protocole spécifique pour apprendre à gérer et prévenir les crises de panique (dyspnées inspiratoires) : diététique, yoga, sophrologie, pleine conscience…

Les cures  « fibromyalgie »
La cure Fibromyalgie (3 semaines) remporte un succès grandissant auprès des patients.
Ce protocole très abouti positionne désormais les Thermes d’Allevard, précurseur dans ce domaine, comme la seule station thermale qui accompagne chaque étape de l’évolution de cette pathologie.

Les cures  « Arthrose et douleurs articulaires chroniques »
En complément de la cure  traditionnelle (3 semaines),  les curistes bénéficient dorénavant de l’accès au centre « Sport-Santé »,  d’ateliers pratiques renforcés pour réapprendre les gestes et postures du quotidien.
L’objectif est clairement de réduire douleurs chroniques et consommation de médicaments.

Nouveau ! La cure « Vitazen »  anti-stress
La cure « Vitazen » anti-stress (6 jours) s’appuie sur une approche  globale « corps-esprit » de la personne (bilan énergétique, initiation à la méditation…). Elle s’enrichie d’un bilan « équilibre de vie » élaboré selon le rythme cardiaque, ainsi que de l’accès au « centre Sport-Santé » …

La cure « Mindfulness » (6 jours), est proposée à des personnes plus initiées et qui veulent aller plus loin dans le domaine de la pleine-conscience.


Nouveau ! Une nouvelle version de L’appli « Respirelax » avec son et réglages complémentaires, est désormais compatible Android et IOS avec version anglaise.
Cette application, gratuite, créée par les Thermes d’Allevard et fondée sur le principe de la cohérence cardiaque a bénéficié de plus de 100 000 chargements, ce qui la situe dans les 50 premières applications « forme et santé »  sur l’Apple Store.

Côté études
Les dernières Etudes ont confirmé l’effet bénéfique des cures thermales sur ces pathologies (Stop Tag pour l’anxiété, Thermarthrose pour l’arthrose du genou)
En revanche merci de noter l’erratum suivant :
Les résultats de l’Etude « Thermalgi » lancée à l’initiative des Thermes d’Allevard et du CHU de Grenoble en novembre 2013 ne seront communiqués que dans 2 ans.

Nouveau ! Enfin, le « Centre Sport-Santé » a ouvert ses portes en janvier 2014 :
Il manquait aux Thermes d’Allevard un espace dédié aux protocoles complémentaires.
Dorénavant accessible aux curistes et aux non-curistes, cet espace propose 3 pôles :
Un pôle médical paramédical et rééducation 
Un pôle sport et remise en forme
Un pôle formation (conférences, séminaires…)
Sa vocation est préventive, curative et pédagogique …

Voies respiratoires : du 28 avril au 20 septembre
Rhumatologie du 7 avril au 1er novembre

 

THERMES D'ALLEVARD

8 rue Bernard Niepce
BP 7
38580 ALLEVARD
04 76 97 56 22

http://www.thermes-allevard.com

 

 

Diminuer l'éclairage public

Une démarche pour une facture raisonnable et une consommation raisonnée

L’éclairage public est un gros consommateur d’électricité. En 2012, 631 047 kwh ont été nécessaires pour éclairer les 1 208 lampes publiques de l’ensemble du territoire
d’Allevard. Un montant de 75 772 E qui représente 45 % du montant total de la facture communale en électricité et un coût de 63 E par an pour chaque point lumineux. 

 

 

Une facture qui ne cesse de s’alourdir. En 2010, elle s’élevait à 61 482 E, soit 14 290 E de plus en 2012 ! Le prix du kilowatt-heure est passé de 0,0488 E/kwh à 0,0506 E en deux ans, mais cette hausse n’est pas la seule responsable, la Contribution aux charges de Service Public de l’Électricité (CSPE) est en forte augmentation depuis 2011 et ce n’est pas fini malheureusement.

La Contribution aux Charges de Service Public de l’Électricité (CSPE), c’est quoi ?

 


Introduite en 2003, cette taxe est fixée par le gouvernement. La CSPE créée dans le cadre de l’ouverture du marché d’électricité à la concurrence, doit permettre à l’État de financer, via les fournisseurs d’électricité, certaines missions de service public. Il s’agit notamment de garantir : le soutien aux énergies renouvelables, le système de péréquation pour les zones éloignées du réseau de distribution, les tarifs de première nécessité.
Reconduite automatiquement par la loi à 4,5 E/Mwh, depuis 2006, elle ne permet plus de couvrir les charges qu’elle est censée financer. En cause : le développement des centrales photovoltaïques et éoliennes dont EDF doit acheter la production à des tarifs fixés. Depuis le 1er juillet 2012, la CSPE est fixée à 10,5 E/Mwh. Elle sera portée à 13,5 E/Mwh en 2013 et la résorption du déficit de compensation, supportée par EDF au titre des exercices antérieurs, sera étalée sur plusieurs années. Selon une estimation de la Cour des Comptes, elle devrait dépasser les 20 E/Mhw en 2020.

Pour la commune, il est donc impératif de réagir afin que la facture d’électricité reste supportable budgétairement et ce d’autant plus que, d’ici 2014, la ville devra­ faire face au remplacement de 300 lampes type ballons fluorescents (à mercure) qui ne se fabriqueront plus. Ces nouvelles installations permettront de mieux maîtriser les durées d’éclairage ; elles ont  coût pour la collectivité : 400 E l’unité soit 120 000 E.

Diminuer l’éclairage public, oui mais comment ?

Plusieurs discussions ont eu lieu au sein de l’équipe municipale. Faudrait-il éteindre l’éclairage public dans sa totalité à partir d’une certaine heure de la nuit ?
Cela pose des interrogations en termes de sécurité et d’image, notamment pour une ville touristique. Répercuter cette augmentation sur les impôts locaux ? En cette période déjà difficile, le conseil municipal ne l’a pas souhaité.
Une diminution de l’éclairage public a donc été envisagée de façon à compenser l’augmentation de la CSPE et permettre raisonnablement le remplacement des 300 lampes à mercure. Ces efforts devraient ainsi permettre de stabiliser la facture d’électricité.
Une démarche positive d’un point de vue écologique lorsque l’on sait qu’en France, l’éclairage public émet l’équivalent de 670 millions de kilos de C02 par an, soit 21 kilos pas seconde. À Allevard, ce sont 56 794 kilos de CO2 en 2012.

Quel procédé pour diminuer l’éclairage public ?

Depuis fin 2012, une commission a été désignée. Elle se compose de Bernard Anselmino, adjoint au Maire et Président de la Régie d’Électricité d’Allevard, Georges Zanardi et André Tavel-Besson, conseillers municipaux, Jean-Noël Monnet, directeur technique de la Mairie et avec l’assistance de la régie d’électricité. Ils ont pour mission d’arpenter notre territoire et de visiter les 1 208 points lumineux. Ils évaluent ainsi les éclairages qui pourraient être supprimés et qui seront éteints à partir de mars 2012.

Pas de décisions trop hâtives. Jusqu’à fin 2013, ces points seront éteints de façon provisoire. Durant cette période les habitants et les élus pourront ainsi évaluer la pertinence des points choisis. La commune sera à l’écoute des remarques, tant sur des demandes­ de réinstauration, que sur des demandes de suppression qui pourraient ne pas avoir été pointées.
Début 2014, la concertation s’achèvera par la suppression définitive des points lumineux sélectionnés. Cela apportera l’opportunité de remplacer certains réverbères vétustes par du matériel plus esthétique récupéré sur des points qui ne seront plus utilisés.

 

 

En 2012, l’éclairage public au Collet a été revu à la baisse. Une économie de 1 000 euros soit 28 % du budget annuel et 947 kg de CO2 en moins.

 Étienne Albrieux : le pays d'Allevard magnifié par un paysagiste

Le musée d’Allevard propose de faire découvrir la vie et l’œuvre d’Étienne Albrieux, peintre paysagiste qui a trouvé son inspiration dans les paysages des contreforts de la chaîne de Belledonne. Cet artiste qui jouit d’une certaine notoriété en pays d’Allevard est finalement assez mal connu en dehors. C’est cette injustice que le musée, qui bénéficie actuellement d’un exceptionnel dépôt d’œuvres d’Albrieux, a souhaité réparer en consacrant au peintre deux expositions temporaires en 2012.

Belledonne, dans l’atelier de l’artiste

Du 19 mai au 21 septembre
Musée d’Allevard
La première exposition permettra de découvrir le parcours d’Étienne Albrieux, sa formation, ses maîtres, son inspiration, sa vie à Allevard. Grâce à de très nombreux documents et tableaux prêtés par les descendants d’Étienne Albrieux, le musée présentera un ensemble de dessins, croquis, photographies, sculptures et peintures du maître.

Belledonne, la montagne révélée. Florilège

Du 27 septembre au 1er octobre Galerie Niepce, Parc Thermal
La seconde exposition proposera de décou­vrir dans la galerie Niepce une cinquantaine des plus beaux tableaux du peintre. Cet ensemble unique, rassemblé pendant cinq jours dans une galerie au cœur du parc thermal où le peintre avait souvent exposé, donnera à voir le florilège de l’œuvre de ce paysagiste qui a su magni­fier la nature qui l’entourait.
Un catalogue d’exposition est à paraître au mois de mai 2012. Largement illustré par les tableaux d’Étienne Albrieux, ce catalogue, proposé à la souscription, retracera la vie et l’œuvre de ce maître du paysage.

 

Étienne Albrieux est né le 2 juillet 1891 à Annecy, où il passe une partie de son enfance. Il quitte sa ville natale en 1903 et part pour Lyon, mais la Haute-Savoie restera toute sa vie une source d’inspiration.
Descendant d’une famille d’artistes, il arpente les musées lyonnais et se découvre une passion pour la peinture. Il prend alors des cours avec le peintre lyonnais Tony Tollet (1857-1953) et, sa vocation s’affirmant, il intègre les Beaux-Arts de Lyon. Il rejoint­ ensuite en 1913 l’École des Arts Décoratifs de Paris où ses efforts sont couronnés par des médailles d’argent et de vermeil. Malheureusement, la Première Guerre mondiale met subitement un terme à sa formation artistique. Mobilisé, il est blessé au champ de bataille où il obtient la Médaille Militaire.
De retour à Lyon, Étienne Albrieux rencontre peu après la guerre Madeleine Lamachère qui deviendra son épouse. C’est dans les années 1920 que le peintre et sa femme s’éta­blissent à Saint-Pierre d’Allevard, rejoignant la sœur de cette dernière et son mari saint-pierrain.
Devenu chef de famille après la naissance d’Agnès en 1921 et de Gérard en 1923, Étienne Albrieux, qui ne peut subvenir aux besoins de sa famille par les seuls produits de la vente de ses peintures, travaille aux Forges d’Allevard.
C’est ainsi que parallèlement à son activité professionnelle aux Forges, Étienne Albrieux arpente jusqu’à la fin de sa vie le pays d’Allevard et ses montagnes, carnet de croquis à la main ou chevalet sur le dos, pour puiser son inspiration dans ses plus beaux paysages.

 

 

"200 logements sociaux à Allevard"

Un logement social est un logement à loyer modéré, inférieur aux loyers du marché privé, destiné à des personnes ayant des revenus modestes ou des revenus moyens. Si le loyer est modéré, ce n’est pas parce que le logement social est de moins bonne qualité ou qu’il est moins confortable, c’est parce que sa construction ou sa réhabilitation a bénéficié d’un financement public sous la forme de subventions et de prêts privilégiés dans le cadre d’une convention passée avec l’État.

 


 

 

Comment accéder à un logement social à Allevard ?
La procédure d’enregistrement des demandes de logement social est en pleine restructuration. Si jusque-là les demandeurs se contentaient de s’inscrire sur une liste, aujourd’hui ils sont tenus de constituer un dossier complet pour que leur inscription soit effective.

Le dossier est à retirer en mairie, auprès de Sandrine Paturel qui vous accueille les mardis et jeudis de 9h30 à 11h30 et de 14h à 17h. Au retour du dossier accompagné des pièces justificatives, le demandeur se verra attribuer un numéro unique départemental (NUD) valable sur l’ensemble des communes de l’Isère.

Lorsqu’un logement se libère sur la commune, la Commission Municipale d’Attribution des Logements, présidée par Georges Biboud, Adjoint au Maire, se réunit pour étudier les candidatures. Si l’ancienneté de la demande est le plus souvent un critère déterminant, la situation sociale du demandeur peut lui permettre de bénéficier d’un traitement prioritaire. Les dossiers correspondants sont alors transmis au bailleur concerné. Même si dans tous les cas la commune émet un avis favorable, elle n’est toutefois pas impliquée dans la décision finale, elle est de la seule compétence du bailleur. Celui-ci, selon les critères d’attributions qui lui sont propres, décidera d’accorder le logement au candidat qui lui a été proposé par la mairie d’Allevard.

 

Renseignements :
Sandrine Paturel ou Georges Biboud
En Mairie
Tél. : 04 76 97 00 70
Courriel : s.paturel@allevard.fr

 

 

"Les prédateurs en Pays d'Allevard"

 

 

Entouré de forêts et traversé par de nombreux cours d’eau, le Pays d’Allevard a, depuis le Moyen Âge, été le refuge d’une riche faune sauvage. De grands prédateurs, tels que les ours, les loups ou les lynx, étaient alors présents et il n’était pas rare qu’un paysan, un mineur ou un touriste décrivent leurs rencontres avec ces animaux.
Considérés comme nuisibles, ils vont subir une chasse intensive, qui au cours des XIX et XXe siècles, amènera les trois espèces à disparaître. On avait alors presque oublié leur existence.
Depuis 1979, la France a signé la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe et donc la protection du loup, de l’ours et du lynx. Les loups et les lynx ont alors complètement disparu de notre pays et l’ours français se meurt. Personne, hormis des biologistes, ne pense que des lynx et des loups peuvent revenir un jour sur notre territoire…
L’exposition temporaire présentera l’histoire des grands prédateurs (le loup, le lynx et l’ours) du Moyen Âge à nos jours, à travers des fiches d’identité sur le suivi de ces animaux, des cartes de répartition dans le monde, une exposition photographique, des visites commentées, des conférences, des films documentaires. Sur le thème des grands prédateurs, la compagnie de théâtre allevardine “Les Arracheurs de temps” se produira sur scène en septembre. L’école municipale de musique jouera en juin “Pierre et le Loup”, les élèves de l’école des arts exposeront leurs sculptures en papier mâché et leurs bas-reliefs. Les écoliers d’Allevard et de Saint Pierre d’Allevard exposeront leurs affiches et illustrations.

À l’occasion de cette exposition, une brochure viendra compléter les éditions du musée, retraçant les textes de l’exposition, des faits passés aux actualités, avec des témoignages des anciens du Pays et les travaux réalisés par les enfants. 32 pages. En vente au Musée à partir du 13 mai, 6 euros.

 

Musée d’Allevard
Maison de Forges ✆ 04 76 45 10 11
Courriel : museejadis@allevard.fr
Horaires d’ouverture : du 14 mai au 17 juin
et du 19 septembre au 14 octobre,
tous les jours sauf le samedi, de 14h à 18h
Du 18 juin au 18 septembre, tous les jours,
de 14h à 18h.

La municipalité réorganise les services municipaux liés à l'enfance


Depuis la rentrée scolaire, le pôle “enfance jeunesse” regroupe l’accueil de loisirs, les camps d’été, le point information jeunesse, la garderie péri-scolaire et l’étude surveillée dans les murs de l’ancien collège. Le point avec Monique Hilaire, adjointe à la jeunesse et Jérôme Payan, responsable du pôle enfance jeunesse.

 

Avec la reprise de la gestion du centre de loisirs “Le Furet” par la municipalité d’Allevard, l’augmentation conséquente de la fréquentation de l’accueil de loisirs, le déménagement du service jeunesse dans l’ancien collège s’est imposé très vite. Dès la rentrée scolaire, l’équipe du pôle “enfance jeunesse” s’est installée dans un lieu mieux adapté aux activités du service, à deux pas de la Pléiade, des écoles et du restaurant scolaire. En effet, l’ancien collège bénéficie de locaux plus spacieux, et dispose des agreements “petite enfance”.

Une installation à moindre frais pour une superficie de 300 m2

Le pôle “enfance-jeunesse” occupe aujourd’hui l’intégralité du 1er étage du bâtiment pédagogique et une partie du rez-de-chaussée. Le Point Information Jeunesse, le Point Cyb, une salle de réunion, la salle d’activité “accueil de loisirs”, la salle de motricité et le dortoir ont pris place au premier étage. L’étude surveillée se déroule au rez-de-chaussée. Un rafraîchissement des locaux a été effectué dans un premier temps ; une installation provisoire dans l’attente de l’affectation d’autres services dans le bâtiment (comme le transfert du Relais assistance maternelle en 2011). Plus tard, le bâtiment bénéficiera d’un investissement plus conséquent pour une meilleure adaptation au public : mise en conformité, ajout de petits WC, travaux d’isolation thermique, etc… Le Point Information Jeunesse sera équipé de dix nouveaux postes informatiques.

Six employés municipaux…

Jérôme Payan est responsable du pôle “Enfance Jeunesse”. Il est animateur au Point Information Jeunesse, gère le suivi administratif et financier du service. Aurélie Bernard est référente pédagogique de l’accueil de loisirs et de la garderie périscolaire, elle encadre éga­lement le conseil municipal d’enfants. Corinne Castanheira assure l’animation de l’accueil de loisirs et du périscolaire, Évelyne Guyennon organise l’étude surveillée et anime l’accueil de loisirs, Brigitte Buisson-Debon est animatrice périscolaire et Jocelyne David encadre un groupe d’enfants à l’étude surveillée.
La restructuration du pôle enfance-jeunesse a permis la qualification du personnel municipal et la valorisation de leur travail. Corinne et Évelyne ont suivi une formation BAFA (brevet d’aptitude à la fonction d’animateur) et bénéficié d’un complément horaire à leurs contrats de travail.

…pour trois pôles d’activité

Le service enfance-jeunesse se divise en trois pôles distincts
1) Animation : l’accueil de loisirs (4-13 ans), les séjours d’été (9-17 ans), la gestion du local jeunes, la garderie périscolaire, la pause méridienne, l’étude surveillée.         Accompagnement : le Point Information Jeunesse et le Point Cyb : accès internet, aide au CV, lettres de motivation, orientation professionnelle, et scolaire, travail en partenariat avec le Pôle Emploi, la Maison pour l’Emploi, la Mission locale, recherche d’emploi, initiation à l’informatique pour les élèves de l’école primaire.
3) Projets : encadrement du conseil municipal d’enfants, gestion de Destination Passion, permanences au collège (1 fois par semaine), écoute collégiens (en partenariat avec le centre de planification “Agathe” de Pontcharra, bourse jeunes).

Le Collet d'Allevard : un grand virage dans la gestion des remontées mécaniques


Depuis l’été, la régie des remontées mécaniques est devenue municipale, dirigée par un conseil d’exploitation. Entretien avec Marc Rosset, le nouveau président du conseil d’exploitation de la Régie.

Comment la station du Collet d’Allevard a-t-elle vu le jour ?
La station du Collet d’Allevard est née en 1955 de la volonté de quelques personnes qui croyaient fermement au déve­lop­pement de l’Or blanc et des sports d’hiver.
On peut citer Paul Chataing, Marcel Sorrel, Pierre Dissez, Paul Gautier, Paul Giraud qui ont été les membres fondateurs de la SAPAMA (Société Anonyme pour Aménagement du Massif d’Allevard) en 1951. La première remontée mécanique a été construite en 1955 à Malatrait après la construction de la route. La SAPAMA a assuré seule, de 1955 à 1987, le financement des travaux d’aménagements et la construction des remontées mécaniques. Contrairement aux stations voisines qui ont été largement financées par des fonds publics, la Sapama n’a jusqu’alors utilisé que des fonds privés pour son développement, hormis le télésiège de Malatrait construit par la commune d’Allevard en 1955. En 1987, Claude Buttard a eu l’idée géniale de créer le ski nocturne pour favoriser l’activité des restaurateurs sur le Collet. La première remontée mécanique financée par la collectivité a été le TS du Grand Paul en 1988. Et c’est à partir de cette date que la collectivité est intervenue régulièrement à travers le Syndicat Intercommunal du Collet (Allevard et La Chapelle du Bard) pour financer les travaux de pistes, le TS des Tufs en 2002, le TS du Super en 2005, le TK des Marmottons à Prérond, la retenue de Fontaine terre…
Pourquoi avoir mis en place une gestion municipale ?
La gestion des remontées mécaniques a été réalisée jusqu’en 1999 sous la forme d’une concession. Après une période de transition qui a conduit le Syndicat du Collet à racheter l’ensemble­ des appareils, une mise en concurrence, type loi Sapin, a permis de confier en délégation de service public sous forme d’une régie intéressée l’exploitation du domaine skiable à la SAPAMA, à partir du 1er juin 2002, et cela pour une durée de 7 ans. À l’automne 2008, le syndicat intercommunal du Collet a donc relancé une mise en concurrence. Celle-ci n’a pas permis d’obtenir d’offres économiques intéressantes (les coûts proposés étant largement supérieurs à ceux de 2002). Les collectivités (communes de La Chapelle du Bard et d’Allevard à travers le syndicat du Collet) ont donc décidé de prendre en régie directe la gestion du domaine skiable.
Comment vous y êtes-vous pris ?
Tout a été très vite car l’objectif de départ du Conseil Syndical était de poursuivre l’exploi­ta­tion sous la forme d’une délégation. Il a donc fallu, entre le 15 avril et le 1er juin 2009, créer la régie autonome d’exploitation des remontées mécaniques, intégrer l’ensemble du personnel de la SAPAMA, racheter la billetterie, les ateliers, le matériel, mettre en place la trésorerie… Je crois que notre plus grande satisfaction est d’avoir pu assurer à partir du 12 juillet l’activité DEVALKART qui a connu un grand succès cet été, avec l’aide du syndicat du Collet, sous la présidence de Gérard Magnin, qui n’a pas ménagé ses efforts pour aplanir toutes les difficultés. La régie est désormais dirigée par un conseil d’exploitation constitué de
4 personnes (président : Marc Rosset, vice présidents: Pascal Croibier, Georges Zanardi, Daniel Zanardi - La Chapelle du Bard). Pour la partie opérationnelle, Éric Clavilier assure la fonction de Chef d’exploitation, et Françoise Blusson assure la direction administrative. Je tiens à remercier personnellement Claude Buttard et Pascal Chataing qui ont permis une reprise de l’exploitation dans la continuité et la réalisation des travaux et des aménagements qui permettent d’envisager serei­nement la poursuite de l’activité.
Quels sont les changements pour la saison 2009/1010… ?
Le TS des Plagnes a été entièrement révisé cet été pour lui permettre d’assurer encore une saison d’exploitation. La politique tarifaire qui privilégie l’équité des usagers nous a conduit à remettre en cause un certain nombre d’avantages et de gratuités même si les décisions n’ont pas été faciles à prendre. Quelques mesures compensatoires ont été prises, comme la création d’un forfait étudiant et + de 65 ans à 8 e la semaine.
… et vos projets pour la saison 2010/2011 ?
Nous prévoyons le remplacement du télésiège des Plagnes, l’ouverture d’une nouvelle piste à Prérond et la création d’une piste de VTT et d’un jardin Alpin sur Malatrait. n

Thermographie : réunion publique au cinéma Bel'donne


Vendredi 24 avril, à 18 heures

 

Le 27 février dernier, un hélicoptère, équipé d'une caméra thermique, a survolé Allevard et Saint Pierre d'Allevard afin de réaliser des vues aériennes pour permettre de visualiser les déperditions de chaleur en toiture et détecter leurs défauts d'isolation.

Cette initiative municipale est conduite en partenariat avec la Régie d'Électricité d'Allevard ESDB qui participe activement par son soutien financier, sa connaissance du terrain et de ses usagers. Elle a pour objectif de poursuivre nos efforts afin de réduire nos consommations d'énergie qui sont généralement synonymes d'émission de gaz à effet de serre, de promouvoir les énergies renouvelables sur notre territoire et de réduire nos factures énergétiques.

Pour vous permettre de prendre connaissance du rendu global de cette démarche, de vous informer sur le mode d'accès à la visualisation des documents qui concernent votre habitation et de vous présenter ensuite les possibilités d'accompagnement pour réduire vos consommations, une réunion d'information publique commune à Saint-Pierre d'Allevard et Allevard aura lieu au cinéma Bel'donne, le vendredi 24 avril, à 18 heures.

Les élus, la Régie d'Électricité, la société en charge de ces prises de vues et l'AGEDEN seront présents pour vous restituer ces résultats et répondre à vos questions.

 

Comment pouvez-vous récupérer l'image infrarouge de votre habitation ? 

L’image infrarouge est privée et ne peut donc pas être affichée ou mise en ligne.
Afin d’accéder à l’image infrarouge de votre habitation, vous devrez repérer sur la carte “thermi-interactive” le numéro de l’image infrarouge de votre habitation.

Les cartes “thermi-interactive” sont téléchargeables ci-dessous et affichées au Point Information Jeunesse. La carte "thermi-interactive" de Saint-Pierre d'Allevard sera affichée à la mairie de Saint-Pierre.

Ensuite, vous pourrez, muni du numéro d’image ou de l’adresse de votre habitation, récupérer votre image infrarouge imprimée au Point Information Jeunesse pour les Allevardins et à la mairie de Saint-Pierre d'Allevard pour les Saint-Pierrains.

Cette image pourra également être copiée sur une clef USB ou encore être envoyée par mail.

 

Si vous souhaitez aller plus loin dans la démarche, il sera possible d'obtenir un rendez-vous individuel dans les permanences existantes de l'AGEDEN

Plus d'infos dans la plaquette “opération thermographie” téléchargeable ci-dessous.

 

Renseignements :

AGEDEN  - Tél. : 04 76 23 53 50

Mairie d'Allevard-les-Bains - Claire Sanséau - Tél. : 04 76 97 00 75

Mairie de Saint-Pierre d'Allevard - Noël Guillon - Tél. : 04 76 45 11 10

Régie d'électricité - 24 avenue de Savoie - Tél. : 04 76 97 53 54

Thermographie : les déperditions vues du ciel d'Allevard

Les bâtiments représentent, en France, 25 % de nos émissions de CO2 et 43 % de notre consommation énergétique. Pour limiter au mieux les impacts environnementaux de nos usages énergétiques et réduire ainsi la production de gaz à effet de serre, responsable du dérèglement climatique, la maîtrise de l’énergie et le recours aux énergies renouvelables s’imposent donc naturellement comme des alternatives incontournables.

La commune d’Allevard, déjà engagée dans une opération importante de construction d’un réseau de chaleur au bois, entreprend une démarche pour réduire les consommations d’énergie et promouvoir les énergies renouvelables sur son territoire.
Elle souhaite contribuer, à son niveau, à la lutte contre le changement climatique et accompagner ses habitants dans une meilleure gestion de leur consommation d’énergie qui devrait se répercuter sur une réduction de leur facture. La Régie Électrique Municipale d’Allevard ESDB, participe activement à la démarche par son soutien financier, sa connaissance du terrain et de ses usagers.

Pour atteindre ces objectifs, la commune souhaite d’abord être exemplaire dans sa gestion de l’énergie sur les équipements municipaux, puis contribuer à la sensibilisation des citoyens et enfin aider les propriétaires à engager des travaux de réhabilitation.

C’est dans ce contexte que la commune d’Allevard et la Régie Électrique ont décidé de lancer une opération de thermographie aérienne sur l’ensemble de la commune.
La thermographie est une photographie réalisée par une caméra sensible aux infrarouges ou caméra thermique qui permet d’apprécier notamment les déperditions de chaleur de l’enveloppe d’un bâtiment.
Cette caméra mesure des flux de rayonnement. Aidé d’un calculateur, l’opérateur calcule les températures en prenant en compte les grandeurs d’influence (telles que l’émissivité et la température d’environnement).

 




Fin février, profitant d’une intervention de même type sur Aix-les-Bains et en association avec Saint-Pierre-d’Allevard, un hélicoptère, équipé d’une caméra ther­mique, a survolé le territoire pour réaliser les vues aériennes qui permettront de visualiser les variations de chaleur en toiture et détecter leurs défauts d’isolation.

Le traitement de ces informations permettra de créer des images sous forme de cartes thermiques affichant les niveaux de déperdition. Les images numérisées seront ensuite enregistrées et feront ainsi ressortir pour chaque bâtiment, le niveau de température de la paroi avec une cartographie thermique en distinguant plusieurs nuances de couleurs en fonction de la température.
Chacun pourra constater, en visualisant l’image du toit de sa maison, le niveau de déperdition de chaleur. Cette démarche­ permettra aux habitants de prendre connaissance de la qualité d’isolation de leur résidence et ainsi envisager d’éventuels travaux qui contribueront à réduire leurs factures énergétiques.

Pour ce faire, Allevard procédera à une restitution devant les habitants des résultats lors d’une réunion publique qui se tiendra le vendredi 24 avril à 18 heures au Cinéma Bel’donne. Les résultats seront par la suite communiqués en Mairie d’Allevard. Une visualisation globale avec des zones numérotées sera accessible sur le site internet de la mairie. Toute personne intéressée pourra se rendre en mairie avec son numéro de zone pour accéder à la photographie thermique de son habitation.

Afin de pouvoir informer les propriétaires et les locataires sur les différentes actions possibles, l’AGEDEN dans le cadre d’un partenariat avec la commune d’Allevard et la Régie d’Électricité, va assurer régulièrement des réunions“Information énergie”.

L’AGEDEN est une association créée en 1977 qui a pour objectif la promotion et la mise en œuvre de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables dans tout le département de l’Isère.
De plus, pour les habitants qui veulent aller plus loin, l’AGEDEN proposera avec le soutien de l’architecte conseil de la commune, une information personnalisée, de type diagnostic, avec visite sur place. Le diagnostic énergétique, permettant d’engager une réhabilitation, comprendra :
• un bilan et une analyse énergétique avec des préconisations détaillées : plusieurs hypothèses seront comparées dont obligatoirement l’isolation du bâtiment (avec différents objectifs de performance, labels, kWh/m2) et diverses solutions énergétiques ;
• un comparatif des investissements et des futures factures énergétiques ;
• une analyse architecturale pour vérifier la faisabilité de la réhabilitation et de l’inté­gra­tion des énergies renouvelables.

Ces diagnostics seront pris en charge financièrement à part égale par la commune­, la régie et le particulier.
À partir de mars, une aide communale concernant l’isolation sera mise à la disposition des Allevardins.
En Isère, quelques villes comme Grenoble, Bourgoin-Jallieu (en cours de réalisation) ou encore le Pays Voironnais, se sont déjà lancées dans une thermographie de leurs bâtiments.

 

Plus d'informations : 

> L’AGEDEN, Tél. : 04 76 23 53 50
> Claire Sanséau, architecte conseil de la ville d’Allevard,

Tél. : 04 76 97 00 75, Courriel : c.sanseau@allevard.fr
> Marc Rosset, adjoint au Maire d’Allevard en charge de l’Environnement,

Tél. : 04 76 97 50 24, Courriel : m.rosset@allevard.fr

1er janvier 2009 : la grande intercommunalité est née

Depuis 1992, la Communauté d’Intervention pour l’Aménagement du Grésivaudan et de son Environnement (CIAGE) regroupait les communes d’Allevard, de Barraux, de Goncelin, de la Flachère, du Touvet, des Adrets, de Morêtel-de-Mailles, de Saint-Vincent de Mercuze et de Theys. La Communauté de communes exerçait des compétences variées telles que le développement économique, l’action culturelle, l’environnement… Depuis le 1er janvier 2009, la CIAGE et les 4 autres communautés de communes du Grésivaudan ont fusionné au profit de la nouvelle intercommunalité du Grésivaudan composée de 49 communes.

Pourquoi une fusion ?

Les Communautés ont pour vocation de réaliser des projets que les communes seules ne peuvent entreprendre faute de moyens financiers, humains ou techniques. La multiplication de structures sur un même espace peut rendre difficile la mise en place d’une politique d’aménagement du territoire cohérente, au plus proche des préoccupations et attentes des habitants.

Cette fusion a pour objectif principal d’améliorer l’efficacité des actions intercommunales, en agissant non plus sur des découpages administratifs restreints (8 à 9 communes) mais de façon globale sur un “bassin de vie” : la vallée du Grésivaudan.

Ainsi, la recherche d’une politique globale et cohérente s’appliquera à toutes les compétences de la Communauté de communes du Grésivaudan :

• l’aménagement de l’espace (schéma directeur, agriculture, forêt…),

• l’économie (zone d’activités intercommunales et pépinières d’entreprises),

• l’habitat et le logement (programme local de l’habitat…),

• les transports,

• les services à la population (personnes âgées, petite enfance, jeunesse…),

• le tourisme, les sports, les loisirs et la culture,

• l’environnement et le développement durable (gestion des cours d’eau…).


Quelles ont été les structures intercommunales concernées par la fusion ?

Cinq Communautés de communes et deux Syndicats ont été concernées par cette fusion :

la Communauté d’Intervention pour l’Aménagement du Grésivaudan et de son Environnement (CIAGE), la Communauté de Communes du Haut Grésivaudan (CCHG), La Communauté de Communes du moyen Grésivaudan (COSI), la Communauté de Communes du Plateau des Petites Roches (CCPPR), la Communauté de Communes des Balcons de Belledonne (CCBB), le Syndicat intercommunal de la Zone Verte du Grésivaudan (SIZOV) et le Syndicat Mixte du Pays du Grésivaudan (SMPG).


Ce projet touche combien de communes ?

Quarante-neuf communes sont concernées représentant une population de près de 100 000 habitants. L’intercommunalité devient ainsi la 2ème plus grosse du département de l’Isère après la Communauté d’agglomération de Grenoble.


Que sont devenues les actions réalisées par les anciennes communautés de communes ?

Toutes les actions sont reprises par la nouvelle structure. Ainsi, pour la CIAGE, la pépinière d’entreprises garde sa vocation et le projet de Parc d’activités “Eurekalp” sur Saint-Vincent de Mercuze et Le Touvet est maintenu. Il en va de même pour toutes les initiatives en faveur de la culture, de l’environnement, de la jeunesse.


Comment ma commune sera-t-elle être représentée au sein de la Communauté de communes ?

Chaque commune a au minimum 2 représentants au sein du Conseil communautaire, l’organe délibératif de la structure. 1 représentant supplémentaire est accordé aux communes par tranche de 1 000 habitants. Ainsi, à titre d’exemple :

• 1 000 habitants = 2 conseillers communautaires

• 1001 habitants = 3 conseillers communautaires

• 2001 habitants = 4 conseillers communautaires


Allevard dispose de cinq sièges dans cette communauté.


L’organe exécutif, appelé bureau, est chargé de fixer les grandes orientations de la structure et de les proposer au conseil communautaire.


Les impôts vont-ils augmenter ?

À charge de projets équivalents, il n’y aura pas d’incidence sur la fiscalité. Pour les ménages, ce projet se traduira par la suppression en 2009 de la fiscalité intercommunale, et une augmentation équivalente de la fiscalité locale. Il n’y a donc aucun surcoût.


La taxe professionnelle va-t-elle augmenter  pour les entrepreneurs ?

Un taux de taxe professionnelle unique s’appliquera sur l’ensemble du territoire du Grésivaudan. Il s’établira en 2009 à 16,03 %. Dans les communes ou le taux actuel excède le 16,03 %, la taxe professionnelle évoluera à la baisse pendant plusieurs années, jusqu’à se trouver au niveau du taux unique, c’est le cas d’Allevard où le taux est actuellement de 22,20 %. Si le taux communal est inferieur à cette moyenne, la taxe professionnelle sera réévaluée jusqu’à atteindre cette moyenne.

Prestations municipales : combien ça coûte ?

Dans les tableaux qui suivent, la participation financière de la municipalité est calculée à partir des bilans 2007.
1. La cantine scolaire

 

La possibilité d’une restauration scolaire est organisée pour les enfants des écoles élémentaires et maternelles. En 2008, 170 enfants déjeunent à la cantine. 8 personnes sont employées à leur encadrement. 300 factures sont éditées mensuellement directement par la Mairie. Un transport est nécessaire lorsque le lieu de restauration est trop éloigné de l’école.

 

(*) : Le tarif ne tient pas compte des réductions familles nombreuses ou autres réductions (pour les enfants des communes extérieures, un tarif spécifique est appliqué aux familles en fonction de la participation de chaque commune).

 

2. La garderie périscolaire

La garderie périscolaire permet une garde des enfants après l’école par tranche de 1⁄2 heure. Elle requiert l’emploi de 2 personnes et accueille 130 enfants durant l’année. 

 

 

3. L’étude surveillée

L’étude surveillée permet à 58 élèves des écoles primaires de rester après la classe et d’effectuer leurs devoirs avec l’aide de l’un des cinq personnels enseignants ou encadrants qui se partagent la tâche.

 

4. L’école municipale de musique

L’école municipale de musique dispose d’un parc de 110 instruments, 7 professeurs enseignent à 155 élèves le solfège et 10 instruments. C’est un bâtiment à part entière qui se doit d’être fonctionnel.

 

5. L’école municipale des arts

L’école municipale des Arts offre un enseignement dans les disciplines artistiques suivantes : peinture, dessin, sculpture, poterie, photographie et cinéma d’animation. 6 professeurs encadrent 115 élèves. 

 

6. L’école municipale des sports

L’école municipale des sports donne l’opportunité aux enfants de pratiquer une activité physique dans différentes disciplines sportives.Elle propose des activités périscolaires (25 enfants, 10 activités) et pendant les vacances (142 enfants à l’année, 15 activités). Les activités de l’école municipale des sports sont encadrées par une animatrice sportive et un personnel supplémentaire durant l’été.

 

7. Les séjours jeunes

Les séjours jeunes avec nuitées sont organisés par le service jeunesse durant les vacances. Ils concernent les 10-15 ans. Des journées ou demi-journées sont également proposées aux 6-14 ans pour des sorties telles que Walibi, accro branches, escalade, ...

 

 

8. La crèche halte-garderie municipale “Les petits loups”

D’une superficie de 300 m2, la crèche halte-garderie “Les petits Loups” propose une garde régulière ou occasionnelle pour les enfants de 10 semaines à 6 ans. À l’année, la crèche halte-garderie accueille 120 enfants, soit 51 190 heures de gardes, avec 12 professionnelles de la petite enfance. 4 376 repas et 3 870 goûters y sont servis.

 

9. La piscine municipale

La piscine, composée de 3 bassins et de ses abords, ouvre 4 mois durant l’été. Elle est gérée par 3 maîtres nageurs, 2 caissières et 1 technicien. 11 800 personnes fréquentent la piscine par saison.

 

 

L'Alvardine [1922-1951], histoire d'une ganterie en Pays d'Allevard

L’exposition du Musée Jadis Allevard propose aux visiteurs de découvrir l’histoire humaine, sociale et technique de la manufacture de gants d’Allevard qui fit travailler, dans la première moitié du 20e Siècle, une centaine de personnes dans le canton.
L’Allevardin : pourquoi avoir souhaité présenter au public une exposition sur la ganterie l’Alvardine ?
Musée Jadis Allevard : La ganterie l’Alvardine active de 1922 à 1951 a aujourd’hui complètement disparu, la manufacture installée au 16 rue Docteur Mansord a été transformée et peu de personnes se souviennent l’avoir vue en activité. Pourtant nombreux sont les Allevardins et surtout les Allevardines à y avoir travaillé ! On peut estimer qu’une cinquantaine de personnes y travaillaient avant la première guerre mondiale.

L’Allevardin : C’est donc la mémoire d’une entreprise que vous voulez faire revivre le temps de cette exposition ?
Musée Jadis Allevard : En effet, oui. La préparation d’une exposition fut l’occasion de mener des recherches originales sur un sujet en allant chercher de la documentation dans les archives municipales ou départementales ou encore au musée dauphinois, mais surtout, de faire appel à la mémoire vive des anciens gantiers ou de leurs proches. Nous avons eu le plaisir de rencontrer plusieurs gantières, âgées pour la plupart, mais dont les témoignages étaient d’une vivacité et parfois d’une précision incroyable. Les descendants de Delphine Mathieu, la créatrice de la ganterie, nous ont également apporté un concours très précieux pour la reconstitution de l’histoire de la ganterie.

L’Allevardin : Que peut présenter le musée si la ganterie a disparu depuis si longtemps ?
Musée Jadis Allevard : Le musée Jadis Allevard disposait de quelques objets en lien avec la ganterie et en particulier de plusieurs paires de gants. Mais en rencontrant les anciens gantiers, les descendants de ces derniers et la famille Mathieu, nous nous sommes aperçus que chacun avait gardé quelque chose, des objets, des photographies, des documents…
Et c’est tout cela que le musée va présenter au public.

L’Allevardin : Comment se présente l’exposition ?
Musée Jadis Allevard : Nous avons souhaité organiser l’espace d’exposition en deux parties.
Dans une première salle, les visiteurs pourront découvrir le contexte de la ganterie en Isère. Si la ganterie grenobloise existait dès le Moyen-Âge, l’âge d’or de cette industrie de luxe se situe entre 1850 et 1950. La ville de Grenoble vivait de la production gantière mais la zone de recrutement des couturières s’élargissait et touchait largement le Pays d’Allevard et la vallée du Haut Bréda. Ensuite, l’exposition permettra de comprendre la personnalité de Delphine Mathieu qui fit le choix de créer sa ganterie malgré une déficience visuelle très handicapante et comment elle organisa les ateliers de l’usine de la rue du Docteur Mansord puis le commerce des gants. Dans une seconde salle sera présenté tout le processus de fabrication du gant tel qu’il existait dans la ganterie, de la coupe à la vente.

L’Allevardin : Pouvez-nous nous parler d’un ou deux objets de cette exposition ?
C’est difficile de faire un choix ! La table de gantier est un objet très intéressant. Volumineuse et imposante, placée en face d’une fenêtre, elle est utilisée par les coupeurs. Ces derniers qui avaient historiquement un statut privilégié dans les ganteries, triaient les peaux, les étiraient puis les coupaient aux ciseaux pour obtenir des formes grossières de gants. Tous les outils du coupeur sont présentés.
Sont présentés également des objets plus “féminins” comme le charmant sac à main de soirée en peau retournée verte réalisé dans l’atelier de maroquinerie de la ganterie ou encore de jolies paires de gants brodés qui nous font regretter que la mode ne soit plus au port du gant !

“L’Alvardine [1922-1951] ,
histoire d’une ganterie en Pays d’Allevard”
Du 17 mai au 26 octobre 2008

Musée Jadis Allevard
Ouvert tous les jours, de 14h à 18h sauf les samedis en mai, juin, juillet et octobre

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